Archive pour la catégorie 'Web 2.0'

Widgets : Les prospectus du 21ème siècle

Dans un monde où l’électronique remplace de plus en plus de choses, il fallait bien que les « flyers » soit eux aussi mis au placard au profit de leur version numérique : les widgets.

Tout comme leurs frères en papier, ils inondent les rues (mais du web cette fois). On les trouve par millier (notamment sur les sites comme netvibes, google ig, ….) et un widget apprécié ne tarde pas à se répandre en créant un buzz autour de lui (qui ne manque pas de redescendre sur le créateur du-dit widget).

Néanmoins, la comparaison est tout de même un peu hâtive, car même si les widgets ont un fort impact publicitaire, ils ont aussi et surtout un réel but informatif et sont rarement non désirés. Au-delà de leur aspect marketing, ils apportent une réelle nouveauté : rendre l’information (précise, ciblée, ou générale) accessible par tous et ceux de n’importe où§. Par n’importe où, il ne faut pas penser en terme de lieu, mais plutôt en terme d’habitude.

La page de démarrage du navigateur prend alors tous sont sens : ma page de démarrage ne ressemblera a aucune autre car elle contiendra les widgets que j’aurais choisis et qui relaye l’information qui m’intéresse et rien de plus.

Les sites portail, la page de démarrage statique et même le bureau de votre ordinateurs sont des notions qui tendent à disparaître, étouffé par les widgets.

L’avenir est à l’information instantanée choisie. Et c’est le terme « choisie » qui fait toute la différence.

Certains diront que les widgets ne sont pas adaptés aux néophytes. Ce n’est pas entièrement vrai. Ce n’est pas les widgets qui posent problèmes, mais leur présentation.

Le site de la BBC (http://bbc.co.uk) en est la preuve. La cible de ce site est monsieur tout le monde et pourtant ils ont fait le pari d’utiliser des widgets. Pour ne pas déconcerter le débutants, les widgets ainsi que leur agencement par défaut ont été soigneusement pensé.

En revanche, même si proposer des widgets est un plus, il ne faut pas baser toute sa stratégie sur eux. Ils ne sont pas encore rentrés dans les habitudes du web et restent utilisés de manière parfois très marginale comme le montre l’exemple de liligo.fr .

Ce comparateur de voyage a bien compris que les widgets ne touche qu’une petite partie de la population du web et propose donc, en marge du comparateur ordinaire (auquel les gens sont habitués), un comparateur entièrement personnalisable. De cette façon, les plus curieux (ou les plus adeptes du site) ont un environnement proche de leurs goûts, tandis que les utilisateurs occasionnels ne sont pas perdus dans des paramètre de personnalisation dont ils n’ont que faire. Côté multimédia, les widgets ne sont pas en reste. En plus d’agréger toutes formes de contenus textuel, la vidéo est aussi à l’honneur. On retrouve ainsi le principe de youtube ou de dailymotion qui mise leur succès sur la viralité de leur widget vidéo.

Avec les widgets nous ne sommes qu’aux prémisses d’une nouvelle aire. On peut imaginer que l’internet tel qu’on le connait sera amené à radicalement changer dans les prochaines années. L’information va devenir décentralisée, omniprésente et instantanée. Il n’y aura plus besoin de gérer des listes de site favoris ni même de se rendre sur plusieurs sites dans le but de glaner du contenu. L’information viendra d’elle-même et s’invitera dans notre vie d’une façon plus discrète et pourtant plus présente.

Benjamin Santalucia

Silverlight buzz sur les JO !

 
Ce soir à 8h08 en ce 8/08/2008, sera lancée la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin.

L’un des grands gagnants de ces JO : Silverlight.

En effet, plusieurs médias ont fait le choix de cette technologie pour leur plateforme de diffusion.

Cette décision confirme que Silverlight amène une grande qualité dans la diffusion de vidéo, aussi bien par sa prise en charge de la vidéo HD, que par son système de streaming optimisé.

En janvier, nous apprenions que NBC avait choisi Silverlight pour diffuser les JO sur son site Web : www.nbcolympics.com

Depuis quelques jours, en France, nous prouvons que nous sommes également  à la pointe de la technologie grâce à l’exemple de France Television, média officiel des JO, qui a fait le choix de Silverlight :

http://info.francetv.fr/player-video/ (la plateforme de vidéo-rattrapage de FranceTelévision)

http://sport.francetv.fr/jeux-olympiques-2008/( la plateforme des JO)

Pour ne rien rater vous pouvez vous abonner au programme, suivre les flux d’infos ou le flux de votre sport préféré. Tout ça en simple RSS ou sur Facebook ou sur Twitter ou par MSN Alert…

Comme l’on dit en informatique : il faut se réinventer pour survivre…

D’un point de vue technique, les contenus seront disponibles via un lecteur plein écran développé avec la nouvelle technologie Silverlight de Microsoft, une alternative à l’incontournable Flash d’Adobe. “Une version plus légère du site assurera la compatibilité avec tous les ordinateurs, y compris les plus anciens”, indique Laurent Souloumiac, le directeur général de France Télévisions Interactive.  

Ces plateformes développées avec la version 2.0 Béta par la société Tequila rapido semblent encore fragiles. Mais l’arrivée imminente de la version 2 RTM de Silverlight devrait corriger rapidement les derniers bugs aléatoires de cette béta.

Sans parler de la version mobile de Silverlight prévue en 2009 qui permettra de retrouver cette interactivité RIA sur la plupart des mobiles.

A suivre…

Google Gears: le Web en mode déconnecté

Après Firefox et Internet Explorer, c’est au tour d’Opera d’annoncer qu’il supportera Google Gears dans sa version 9.5 et dans sa version pour mobiles, Opera Mini. Concrètement, Google Gears se présente sous forme de plug-in open source qui étend Ajax pour les applications Web fonctionnant en mode déconnecté.

Pour ce faire, le plug-in va incorporer:

- SQLite, une base de données locale (DataBase) pour enregistrer les données localement;
- Un cache de ressources (LocalServer) qui remplace le serveur HTTP;
- Un moteur d’exécution de processus asynchrones (WorkerPool) qui est une extension d’Ajax.

Google Gears modifie donc le fonctionnement du navigateur afin d’exécuter en local des applications Ajax et conserver le résultat de ses traitements. La synchronisation des données reste toujours possible avec le serveur si le réseau est disponible. Google Docs a été la première application Google Apps a offrir une utilisation en mode déconnecté. Cela permet de travailler sur ses fichiers textes sans liaison Internet, et ainsi éviter toute coupure du réseau (transports, panne à domicile, …).

Seul hic, Gears n’est pas encore standardisé, mais cela ne saurait tardé… Google prend donc une sacré option sur une technologie qui tend à être de plus en plus sollicitée pour répondre à la croissance impressionnante des applications développées en mode SaaS.

Adobe et Microsoft devrait eux aussi permettre la gestion du mode déconnecté à travers leur offre respective RIA/RDA, Flex & Silverlight. Le premier a mis en place sa plateforme AIR, qui étend les applications riches sur le desktop. La synchronisation des données est alors rendue possible par les outils BlazeDS (open source) ou encore LiveCycle Data. Il y a fort à parier que de son côté Microsoft va intégrer dans SilverLight les outils de synchronisation déjà déployés dans sa toute nouvelle plateforme de services (Software + Service), Live Mesh.

Mais que se passe-t-il si plusieurs personnes éditent le même document en mode déconnecté? On a bien compris que de nombreux efforts au niveau de la synchronisation restent encore à être accompli afin de rendre les applications collaboratives disponibles en mode déconnecté.

Le Web 2.0 ne génère pas encore de cash

Le Web 2.0 a contribué avec certitude à changer les comportements online. En revanche la génération de revenus n’est pas encore au rendez-vous après déjà quatre ans d’expérimentation. C’est le constat établit par la communauté des entrepreneurs et des financiers du secteur et repris dans un article du Financial Times daté du 26 mai 2008. Après une vague forte d’investissements dans des start up du Web 2.0, un vent de consolidation approche mais la tendance du réseau social s’est installée durablement.